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Spécial collège (juin 2006)

Ce qui était vrai, en 1945, dans le plan Langevin-Wallon l’est encore plus aujourd’hui. En effet, le contenu du travail et les qualifications exigent une base large et sans exclusive de connaissances et de culture générale, pour parvenir à une insertion sociale, professionnelle et citoyenne réussie.  
De fait, la plupart des jeunes restent scolarisés au-delà de 16 ans.  
C’est pourquoi la CGT demande l’allongement de la scolarité obligatoire pour tous jusqu’à 18 ans afin de répondre aux besoins liés à ces évolutions.  
Le collège dit unique, c’est à dire conçu de façon à ce que tous les jeunes d’une classe d’âge puissent choisir leur orientation en fin    de 3e, constitue un enjeu de société crucial. En effet, toutes les études montrent qu’un traitement discriminatoire, qui s’accompagne souvent d’une orientation trop précoce, ne font que renforcer les inégalités sociales. Que dire alors du rétablissement de l’apprentissage à 14 ans !  
Il faut dès lors imaginer un nouveau collège, ni anticipation du lycée général ni nostalgie des cours complémentaires, avec des contenus, des méthodes. .../...
 

Spécial collège (juin 2006)
Poids : 196 Ko - Dernière mise à jour le 15/06/2006


Communiqué de presse (11/01/05)
 
La CGT soutient l’action des professeurs de Sciences Économiques et Sociales, du 12 janvier 2005, contre la réduction programmée de cette discipline qui perdra 40 % de ses postes à la rentrée prochaine si la réforme Fillon est appliquée en l’état.
 
Le tarissement organisé de cette filière se fait par l’instauration de la seule Langue Vivante 2 (LV2) comme enseignement de détermination, à la place des deux existants actuellement en seconde. Le projet de loi d’orientation rejette la SES au rang d’option, ce qui revient à la supprimer de fait, et supprime les dédoublements.
 
Mesure de restriction budgétaire, elle est aussi une censure s’opposant aux choix des familles et des élèves, qui trouvent dans cette discipline les outils critiques de compréhension des grandes questions économiques et sociologiques contemporaines (241 000 élèves actuellement en seconde).
 
Cette action (grève et manifestation à 11 heures, place de la Madeleine) s’inscrit dans le mouvement national du 20 janvier, visant à dénoncer des choix budgétaires et idéologiques contraires aux missions du service public d’éducation dont le pays a besoin.
 
Montreuil, le 11 décembre 2005