Le bilan de Parcoursup est désastreux, inacceptable

À la rentrée de septembre 2017 avec APB, il restait 6 000 bacheliers sans affectation. À la rentrée 2018, ils étaient 9 000 recensés par le ministère. Mais ils étaient également 40 000 sur liste d’attente et 70 000 à avoir une place mais à espérer d’autres réponses, donc non-satisfaits, et 180 000 à être sortis du dispositif, en abandonnant Parcoursup. Ces candidats se sont résignés et ont renoncé aux études supérieures, ou sont allés s’inscrire dans des établissements privés, véritables gagnants de l’opération. Nous espérons ne pas voir passer au CSE, dans les mois à venir, des dossiers de demande de reconnaissance par l’État de ces mêmes établissements privés.

 

Des réformes à marche forcée :


Mouvement étudiant, grèves SNCF, mobilisations dans les hôpitaux… Le printemps a connu de nombreux mouvements sociaux contre des réformes imposées par le gouvernement. L’été a marqué un temps d’arrêt et le gouvernement comptait sur la torpeur estivale pour endormir toutes ces contestations. Malgré son image quelque peu écornée par « l’affaire Benalla », le gouvernement n’entend pas, cependant, mettre un frein aux réformes. Au regard du menu concocté par nos dirigeant·es, la rentrée ne laissera guère de répit aux salarié·es !

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Projet de loi « Liberté de choisir son avenir professionnel »

Les objectifs de cette loi seraient de « donner de nouveaux droits aux personnes pour leur permettre de choisir leur vie professionnelle tout au long de leur carrière» et de «renforcer l’investissement des entreprises dans les compétences de leurs salarié·es... ».

Or, cette loi supprime des droits aux salarié·es et retire des moyens aux entreprises pour former leurs salarié·es... 

Selon le gouvernement

Objectif : « Refonder le contrat social avec les agents publics »

Constat : « Un besoin et une demande de transformation profonde de notre modèle de fonction publique »

Propositions : « Les quatre « chantiers prioritaires » de modernisation de la Fonction publique »... 

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Données personnelles des élèves

La CGT se bat au côté des travailleurs migrants depuis des décennies pour faire respecter leurs droits et en gagner de nouveaux. Les dernières circulaires gouvernementales sont une attaque contre les droits fondamentaux consacrés par la déclaration universelle des droits de l’Homme qui précise dans son premier article que «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.»

Or, aujourd’hui, le gouvernement prépare un projet de loi indigne des valeurs de la patrie des droits de l’Homme en voulant «trier» entre bons et mauvais migrants… Les bons seraient celles et ceux fuyant la guerre et les persécutions, les mauvais celles et ceux fuyant la misère économique ou les catastrophes climatiques…