« L’ÉTÉ PRO » un faux-semblant de mesure sociale !

 

Alors que ses réformes ont aggravé l’école du tri social, et que les politiques gouvernementales démantèlent toujours plus les politiques publiques en faveur de la jeunesse issue des catégories populaires partout, JM Blanquer ne cesse de vanter le dispositif « Vacances apprenantes ». Celui-ci est censé permettre « le renforcement des apprentissages, de la culture, du sport et du développement durable » et ainsi palier aux conséquences de la période de confinement en s’adressant aux plus démunis en priorité. Quel cynisme !

Il veut ainsi renforcer un dispositif, qui existe déjà en partie, et faire passer les chiffres de 70 000 à 400 000 jeunes accueillis en décidant de l’appliquer aux lycées professionnels, sous la formule «Été pro». Le public visé va des «décrocheurs» à ceux qui veulent renforcer leurs compétences professionnelles pour s’insérer ou poursuivre leurs études en passant par les 3 prépa métier. Il a pour objectif de travailler les enseignements professionnels « en ouvrant les ateliers » le matin, l’après-midi étant dévolue aux activités culturelles, sportives et environnementales. Les élèves pourront être accueillis « dans leur établissement d’origine ou dans un établissement proposant un accès aux plateaux techniques nécessaires à leur formation initiale ».

 

Reprise des élèves, conditions de rentrée et moyens pour l’École :


le gouvernement doit enfin prendre ses responsabilités.

 

Suite à l’annonce présidentielle, dimanche 14 juin, d’un retour obligatoire à l’École des élèves de la maternelle au collège selon des « règles de présence normales », le ministre de l’Éducation nationale a rencontré les organisations syndicales lundi matin afin de présenter les conditions matérielles et sanitaires issues de cette décision.


Les personnels de l’Éducation nationale sont conscients que cette nouvelle organisation leur est exclusivement dévolue, une fois de plus. C’est le quatrième changement d’organisation qu’ils ont à gérer en urgence depuis le début de la crise sanitaire (en moins d’une semaine cette fois-ci), tout en assurant leurs services, sans temps de concertation et sans directive ministérielle claire.

 

2S2C : une nouvelle attaque contre l’Éducation nationale

 

Un dispositif sans moyens et inégalitaire Pour compenser le faible nombre d’élèves pouvant être physiquement accueilli·es en même temps dans les classes, du fait du protocole sanitaire, Jean‐Michel Blanquer a lancé le dispositif 2S2C pour sport, santé, culture, civisme. Ce dispositif, présenté comme temporaire, lancé sans la moindre concertation vise à laisser les collectivités territoriales organiser ces activités sur le temps scolaire, pour la période de fin d’année scolaire. Ce dispositif est extrêmement dangereux à plus d’un être puisqu’il dépasse le périmètre habituel du périscolaire et vise à faire l’École sans l’École. Pire le ministre compte poursuivre le dispositif à la rentrée et ne cache pas sa volonté de s’en inspirer pour réorganiser le temps scolaire à l’avenir.

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16 juin, en grève avec les personnels hospitaliers

Manifestons pour les services publics et une autre École

 

Les personnels hospitaliers l’ont bien compris: ce gouvernement n’a aucune intention de renforcer les services publics si on ne l’y contraint pas. Pourtant, face à la casse sociale, il y a urgence.
Les effets délétères, pour les élèves, de la fermeture des écoles et établissements nécessitent un plan d’urgence pour l’Éducation nationale et la remise en cause des politiques éducatives à l’oeuvre depuis des décennies. Pourtant le ministre fait comme si de rien n’était et tente de profiter de cette crise pour accen-tuer ses attaques contre l’idée même d’une École égalitaire et émancipatrice.
Il est urgent de se mobiliser pour des moyens massifs pour TOUS les Services publics.
 

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Abandon de la proposition de loi sur la direction d’école !

 

Les organisations syndicales CGT Educ’action, SNUDI-FO et SUD Education ont pris connaissance de la proposition de loi de la députée Rihlac (à l’initiative de l’amendement visant à intégrer les EPSF dans le projet de loi Blanquer) créant la fonction de directeur d’école initiée par plusieurs députés.

Alors que le statut de directeur est rejeté par nos organisations syndicales et par les personnels (en témoignent les résultats du questionnaire ministériel aux directeurs), les députés proposent la création d’un emploi fonctionnel de directeur d’école qui recèle les mêmes dangers.

En effet, cette proposition de loi vise à modifier en profondeur le rôle du directeur et donc le fonctionnement de l’école.