Les personnels de l’Éducation nationale sont très mobilisés contre la réforme des retraites et particulièrement les enseignant·es qui ont beaucoup à perdre de l’aveu-même du gouvernement. Pour éteindre l’incendie, le ministre use de communication, brandit 500 millions alloués dès 2021 et vend un calendrier de « concertations » pour évoquer les revalorisations et le métier. Pour la CGT Éduc’action, ces postures sont opportunistes. Les pistes sont floues et nettement insuffisantes pour des personnels touchés depuis des années par le gel du point d’indice. Les premières réunions ministérielles confirment que la promesse des 10 milliards s’est envolée et que le ministre cherche à imposer des contreparties aux « revalorisations ». Si depuis l’avis du Conseil d’État, le ministre est devenu muet, nous, nous devons donner de la voix

Revalorisations salariales : travail bâclé et copie à revoir

Depuis des semaines, de nombreux et nombreuses salarié·es se mobilisent pour exiger le retrait de la réforme des retraites. Alors que les enseignants et enseignantes, de l’aveu même du gouvernement, seraient les grand·es perdant·es de cette réforme, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, devant la forte mobilisation dans ce secteur, a annoncé des revalorisations et proposé aux organisations syndicales un calendrier de concertations sur ce sujet. Nous avons déjà dit que ces pistes ministérielles de revalorisations étaient opportunistes, floues et nettement insuffisantes pour des personnels touchés depuis des années par le gel du point d’indice. Nous dénonçons des revalorisations qui se feraient majoritairement par l’introduction de primes, essentiellement pour les enseignant∙es, et qui viseraient, en parallèle, à « redéfinir » le métier. Pour rassurer un secteur largement mobilisé et méfiant, le ministre a dû calmer le jeu en promettant d’inscrire ce budget de revalorisation dans une loi de programmation pluriannuelle.

 

Communiqué intersyndical

E3C : non aux menaces de sanctions

 

Nos organisations syndicales comme les équipes pédagogiques des établissements ont signalé depuis des mois les dysfonctionnements qu’allait engendrer la mise en œuvre des E3C.

À aucun moment, le ministre n’a envisagé de remettre en cause la tenue de la première session d’E3C.

 

 

Nos mobilisations seront victorieuses !

 

Partout dans le pays, à l’appel de nos organisations syndicales, la mobilisation se poursuit dans de nombreuses professions par la grève et la multiplication d’initiatives comme les manifestations aux flambeaux, les actions de dépôts des outils de travail dans des lieux symboliques ; les femmes organisent partout des initiatives pour visibiliser qu’elles sont les grandes perdantes de ce projet.

 

 

Un 24 massif et déterminé pour le retrait

 

Le Président de la République a donné son feu vert à l’examen en Conseil des ministres du projet de loi sur les retraites le 24 janvier 2020. Ce projet renvoie à de nombreuses ordonnances et décrets qui définiront ultérieurement et sans débat les dispositions structurantes du régime prétendu universel qui impliqueraient des conséquences désastreuses pour toute la population. Nous sommes donc face à un projet qui est toujours totalement flou mais dont l’analyse des grandes lignes, y compris par des experts indépendants, montre qu’à l’opposé de la communication gouvernementale sur une réforme de justice sociale, son objectif est de nous faire travailler plus longtemps et de baisser les pensions. La population n’est pas dupe et continue à être opposée à cette réforme et à soutenir majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste.