Halte à la répression ! Ne touchez pas à nos élèves !

Depuis le 5 décembre dernier, les salarié.es, chômeur.ses, retraité.es et jeunes sont mobilisé.es et en grève contre un projet qui conduirait, s’il était adopté, à repousser l’âge de départ à la retraite, à baisser les pensions et à ouvrir la porte aux retraites par capitalisation. Aujourd’hui encore, plus de 60 % des français.es et parmi eux une grande majorité de salarié.es, réclament avec nous le retrait du projet de loi.

La contestation sur la mise en place des épreuves communes de contrôle continu (E3C) est en grande partie le résultat de la contestation contre la réforme du lycée qui instaure une distinction entre les lycées, qui conduira à la destruction du baccalauréat comme diplôme national, équivalent pour tous les élèves du pays.

Celle-ci a été menée et imposée dans la précipitation il faut noter d’ailleurs que les E3C ne sont pas un « contrôle continu » mais des épreuves anticipées choisies et corrigées localement dans des conditions qui ne sont plus celles d’un examen national.

 

Mobilisé-e-s et toujours aussi déterminé-e-s

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du gouvernement. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. Les mobilisations de femmes ont mis en avant qu’elles seraient bien les grandes perdantes de cette réforme qu’elles rejettent massivement. C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.

Les personnels de l’Éducation nationale sont très mobilisés contre la réforme des retraites et particulièrement les enseignant·es qui ont beaucoup à perdre de l’aveu-même du gouvernement. Pour éteindre l’incendie, le ministre use de communication, brandit 500 millions alloués dès 2021 et vend un calendrier de « concertations » pour évoquer les revalorisations et le métier. Pour la CGT Éduc’action, ces postures sont opportunistes. Les pistes sont floues et nettement insuffisantes pour des personnels touchés depuis des années par le gel du point d’indice. Les premières réunions ministérielles confirment que la promesse des 10 milliards s’est envolée et que le ministre cherche à imposer des contreparties aux « revalorisations ». Si depuis l’avis du Conseil d’État, le ministre est devenu muet, nous, nous devons donner de la voix

Revalorisations salariales : travail bâclé et copie à revoir

Depuis des semaines, de nombreux et nombreuses salarié·es se mobilisent pour exiger le retrait de la réforme des retraites. Alors que les enseignants et enseignantes, de l’aveu même du gouvernement, seraient les grand·es perdant·es de cette réforme, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, devant la forte mobilisation dans ce secteur, a annoncé des revalorisations et proposé aux organisations syndicales un calendrier de concertations sur ce sujet. Nous avons déjà dit que ces pistes ministérielles de revalorisations étaient opportunistes, floues et nettement insuffisantes pour des personnels touchés depuis des années par le gel du point d’indice. Nous dénonçons des revalorisations qui se feraient majoritairement par l’introduction de primes, essentiellement pour les enseignant∙es, et qui viseraient, en parallèle, à « redéfinir » le métier. Pour rassurer un secteur largement mobilisé et méfiant, le ministre a dû calmer le jeu en promettant d’inscrire ce budget de revalorisation dans une loi de programmation pluriannuelle.