Reconduction immédiate pour notre camarade contractuelle

Respect de l'exercice du droit syndical ! Non à la discrimination 

 

Mercredi 25 mai, notre collègue enseignante contractuelle et camarade militante de la CGT Educ’action 95 était reçue pour la deuxième fois au rectorat en présence de Mesdames Coehlo, Follet de la DPE 2 et Ez Zaki responsable de la DPE. Il a été notifié à 4 mois de sa CDIsation à notre camarade le non-renouvellement de son contrat pour la rentrée prochaine pour insuffisance professionnelle, après 5 années de bons et loyaux services.

Revenons sur ce qui lui est reproché :
• Notre camarade est nommée au début de l’année sur deux établissements, l’un à Soisy, l’autre à Garges-lès-Gonesse. Petit changement par rapport aux années précédentes, mais qui va s’avérer de taille : elle bénéficie d’une décharge syndicale pour mener son activité au sein du bureau de notre syndicat. Cela implique -oh sacrilège- l’exercice de ses droits syndicaux et donc des absences justifiées pour défendre les droits de ses collègues et exercer ses responsabilités.

 

 

Nouveau ministre de l’Éducation nationale.

En attendant la suite...

 

Le gouvernement Borne annoncé vendredi 20 mai dernier fut principalement l’occasion d’un grand jeu de chaises musicales entre proches du président Macron et une prolongation du précédent gouvernement. Dans ce contexte, la CGT Éduc'action a pris acte positivement du départ de JM Blanquer qui a tant œuvré à la destruction de l’École ou le divorce avec les personnels de l’Éducation nationale.

Notre organisation syndicale constate surtout que le choix du nouveau ministre apparait comme une rupture idéologique avec son prédécesseur. En effet, Pap Ndiaye semble loin des préoccupations anti-"wokistes", la vision de la laïcité ou celle du « dialogue social » de son prédécesseur.

 

 

Madame la Première Ministre,

Vous prenez vos fonctions dans un contexte où plus que jamais nous avons besoin d’un service public de l’Education renforcé. Or l’Ecole publique et laïque a subi de profonds bouleversements ces dernières années. La multiplication des réformes imposées à marche forcée et le manque chronique de moyens ont dégradé les conditions de travail des personnels et des élèves. Une politique salariale inadaptée aux défis des rémunérations des personnels a conduit à un recul du niveau de vie des personnels. Les personnels aux plus faibles rémunérations en particulier les AESH, les AED, la plupart des contractuels se trouvent dans une précarité inacceptable. Le déficit d’attractivité des métiers de l’Education nationale et de l’Enseignement agricole public s’amplifie année après année.

 

 

L’augmentation mécanique du SMIC va entrainer une 4èmemodification de la grille indiciaire des AESH depuis sa création. Ce n’est donc pas un choix politique mais une application stricte de la loi concernant les bas salaires.

Dès l’origine la CGT Éduc’action avait dénoncé cette grille indigne à l’égard d’agent∙es dont on ne reconnait toujours pas la valeur professionnelle, ce qui passerait obligatoirement par la création d’un emploi statutaire de la Fonction publique d’État.

Seuls les échelons 1 et 2 (entre 0 et 6 ans d’ancienneté) sont concernés par cette revalorisation. L’indice serait porté à 352, ce qui conduit à un indice identique sur les deux échelons. Il ne restera plus que 3 points d’écart avec le 3ème échelon. Pourtant, le gouvernement s’est félicité de cette grille qui prévoyait +10 points d’indice entre chaque échelon. Cela aboutit quasiment à un salaire identique pendant 9 ans ! Inacceptable.

 

 

Les résultats du 2ème tour ont écarté la menace de l’extrême droite. Pourtant, si l’on regarde les chiffres de plus près, les idées d’extrême droite n’ont jamais été si présentes dans notre pays et le nombre de voix qui se sont portées sur Marine Le Pen au 2ème tour a augmenté par rapport à 2017 alors que le nombre de voix pour Emmanuel Macron a baissé. Le nombre des abstentionnistes a quant à lui considérablement augmenté.

Entre un barrage à l’extrême droite et le choix pour « le moins pire », autant dire que la réélection du président Macron est loin d’être un plébiscite ! Être élu avec 38,5 % des inscrits ou inscrites, c’est bien peu pour attaquer la retraite et l'Éducation nationale !