Reprise le 11 mai :

les élèves de la voie pro en première ligne !

 

 En pleine crise sanitaire, le ministre Blanquer s’aperçoit enfin des problèmes sociaux des élèves dans la voie pro !

Après le discours de Macron, c’est au tour de JM Blanquer de prôner la reprise des cours à la sortie du déconfinement annoncée pour le 11 mai en insistant sur l’urgence sociale de cette mesure.

Son but, dit‐il, est de ramener à l’école, les élèves décrocheur∙euses dont le plus grand nombre est aujourd’hui scolarisé en LP.

 

 

Réouverture des écoles :

rien n’est prêt pour éviter une seconde vague potentielle de l'épidémie

 

Les annonces faites par Emmanuel Macron, sur la réouverture progressive des écoles et établissements scolaires à partir du 11 mai suscitent l’inquiétude et l’incompréhension des personnels, des élèves et de leur famille.

Si le discours sur les inégalités scolaires qui se creusent est juste, il ne peut pas servir d’alibi à une décision prise, avant tout, pour répondre aux pressions du patronat. Rappelons que la politique sociale et éducative menée par le président n’a fait que les renforcer depuis 3 ans. Pour l’heure, nous ne pouvons que constater les risques que ferait courir à toute la population l’ouverture des écoles et des établissements scolaires dès le 11 mai.

 Enquête conditions de travail

Elle ne prendra que 4 ou 5 minutes et nous permettra, en fonction des résultats, d'alerter le ministère sur certains aspects.

Je complète l'enquête

Merci de votre contribution.

 

L'Éducation nationale à l'épreuve du télétravail

Depuis plusieurs semaines, la France fait face à une situation exceptionnelle causée par la pandémie du Coronavirus.
Si le gouvernement feint de maitriser la situation, il ne contrôle pas grand-chose en réalité et tente de faire bonne figure. Surtout, en proposant de voter une loi d’urgence sanitaire, il s’attaque au code du travail et impose une nouvelle régression aux salarié·es. .../...

Pour la CGT, cette crise sanitaire d’ampleur est, de toute évidence, aggravée par les politiques de casse du service public menées depuis des années par les gouvernements successifs. L’Hôpital paie aujourd’hui un lourd tribut. .../...

Et dans l’Éducation nationale…
Dans notre secteur, les tergiversations du ministre ont plongé les personnels dans un profond désarroi laissant les hiérarchies intermédiaires émettre, parfois, des injonctions dangereuses et contradictoires. .../...

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Montreuil, le 10 avril 2020

Monsieur Jean-Michel BLANQUER
Ministre de l’Éducation nationale


Monsieur le Ministre,
Depuis le début de la période de confinement, nous avons été interpellés par de nombreux·euses collègues de différentes académies qui ont vu leurs classes virtuelles être infiltrées et ce, via des plateformes recommandées par l’Éducation nationale.
Ces infiltrations s’illustrent de différentes manières : musique pendant le cours, insultes ou obscénités proférées, bruits intempestifs. Ces cours infiltrés sont parfois filmés et les vidéos sont alors postées sur les réseaux sociaux en dehors de tout respect de l’anonymat, certaines vidéos laissant apparaitre le nom des collègues.

La suppression du BEP n’est pas une urgence !

 

Dans cette situation de crise inédite que traverse la France, depuis la fermeture des établissements et la mise en place du confinement, les personnels de l’Éducation nationale montrent leur engagement au quotidien pour maintenir un lien avec les élèves et les familles afin de ne pas les perdre.
Ils s’appliquent aussi à mettre en oeuvre la pseudo « continuité pédagogique » qui est particulièrement ardue dans les lycées professionnels où elle relève davantage de l’utopie tant les préoccupations des élèves sont, à l’heure du confinement, bien plus centrées sur leurs conditions de vie, bien avant celle de la poursuite de leur scolarité.