Après le 10 avril, construisons la riposte !

 

À l’issue du 1er tour des présidentielles le duel Macron/Le Pen que beaucoup d’entre nous redoutions, aura bien lieu. C’est un coup terrible pour celles et ceux qui portent un projet de transformation de la société pour la justice sociale, prenant en compte les enjeux environnementaux et l’émancipation de toutes et tous.

La CGT Éduc’action s’est toujours mobilisée contre l’extrême droite. Parce que les idées réactionnaires et xénophobes n’ont pas leur place dans notre société, parce que les travailleurs et les travailleuses, comme le reste de la population, n’ont rien à gagner à voter pour un parti qui allie racisme et idéologie ultralibérale. Le projet d’École que nous propose le RN est un projet rétrograde qui représente un danger pour l’École publique, pour la liberté pédagogique, la liberté d’expression des personnels et surtout pour nos élèves, en particulier celles et ceux issu·es de l’immigration : roman national en histoire, répression des élèves sous couvert de restauration de l’autorité, casse de la voie pro au profit de l’apprentissage… mais rien sur un plan d’urgence pour les moyens. Le projet politique de l’extrême droite est à l’opposé de celui que porte la CGT Éduc’action et c’est la raison pour laquelle, pour elle, pas une voix ne doit aller à l’extrême droite.

 

Soutien aux collègues de l’école Pasteur (Saint-Denis, 93) !


Après avoir été attaqué·es dans un mensuel d’extrême-droite, des collègues sont sous la menace d’une mutation-sanction par le DASEN de la Seine-Saint-Denis et le recteur de l’académie de
Créteil !

Depuis le début de l’année scolaire, les collègues de l’école élémentaire Pasteur à Saint-Denis ont alerté la DSDEN 93, en envoyant des fiches SST et RPS, concernant la non organisation de l’école et la mise en danger des élèves et des enseignant-es. Sans avoir reçu l’équipe enseignante, le DASEN 93 et le recteur, au lieu de réunir un CHSCT extraordinaire, décident de diligenter une enquête administrative.

 

 

Appel du congrès de la CGT Éduc’action – 1er avril 2022 

 

Notre congrès s’achève dans un contexte grave sur le plan national comme international.

Face à l’agression russe en Ukraine, la CGT Éduc’action rappelle l’urgence de l’arrêt des combats, du désarmement, la garantie de la paix et le respect des droits fondamentaux.

Nous affirmons notre solidarité aux populations qui souffrent en Ukraine et aux manifestant.es réprimé.es en Russie, le mouvement syndical en premier lieu.

Nous dénonçons la responsabilité des impérialismes de tous bords, dans les guerres sur les différents continents y compris l’impérialisme français et la politique de l’OTAN.

 

 

Annonce d’Amélie de Montchalin


ou le comble du cynisme électoraliste.


A la veille d’une journée intersyndicale nationale de mobilisation sur la question des salaires et à moins de 30 jours du premier tour des élections présidentielles, la ministre de la transformation de la Fonction publique a annoncé ce lundi 14 mars le dégel de la valeur du point d’indice « d’ici cet été ».

 

 

Mutations interdépartementales Premier degré

Une nouvelle catastrophe malheureusement prévisible

 

Les résultats des mutations interdépartementales des personnels du premier degré sont tombés le 9 mars dernier et comme nous le craignions, ils sont catastrophiques. Alors que depuis des années la CGT Éduc’action dénonce des taux dramatiquement faibles, avec seulement 20,44% de demandes satisfaites cette année, nous atteignons à un niveau historiquement faible.

Cet effondrement depuis une dizaine d’années (de 45% à 20% aujourd’hui) est avant tout la consé-quence de la chute des niveaux de recrutement et la saignée en poste instaurée par N Sarkozy et poursuivie par ses successeur·ses. Mais au-delà des pourcentages, c’est la situation personnelle, familiale et professionnelle très compliquée de presque 14000 personnels qui nous inquiète, sans compter tou·tes les autres collègues, découragé·es par les mauvais résultats annuels, qui renoncent à tenter leur chance… Confronter des milliers de personnels à une impossibilité de voir leurs conditions de vie s’améliorer est d’une violence incroyable et inacceptable. Cela a obligatoirement des conséquences sur leurs conditions de travail, leur investissement et leurs perspectives de carrière.