Position de la CGT Éduc’action sur la crise du Covid 19

 

Après plusieurs jours de tergiversations, d’annonces floues voire contradictoires et d'impréparation, la CGT Éduc’action considère que l‘intervention du Premier ministre et le train de mesures annoncées imposent au ministre de l’Éducation de revoir les instructions données aux Recteurs pour prendre en compte l’urgence de la situation.

La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à privilégier le télétravail, à minimiser leurs déplacements et les transports et à faire jouer leur droit de retrait si elles·ils le jugent nécessaire. La CGT Éduc’action soutiendra et défendra tous les collègues qui auraient à faire face à des pressions hiérarchiques.

Pour ce qui est du service d’accueil des enfants des personnels soignants, la CGT Éduc’action estime qu'il s'agit d'une mesure de continuité indispensable du service public à condition qu’elle soit réalisée dans des conditions sanitaires adéquates pour garantir la sécurité des personnels concernés.


En cette période de flou et d’incertitude, la CGT Éduc’action exige que le gouvernement et l’administration prennent leurs responsabilités pour protéger l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, les élèves et l’ensemble de la communauté éducative.

Montreuil, le 15 Mars 2020

 

Maintien des concours :
JM Blanquer contredit E Philippe ?

Alors que le Premier ministre appelle les français·es à éviter les déplacements et que la ministre des Transports annonce la diminution des transports interurbains, JM Blanquer
annonce qu’il maintient les concours.
Encore une fois, le ministre semble en complet décalage avec les annonces du reste du gouvernement et les préconisations de santé publique.
La simple annonce de salles de concours moins remplies ne peut en aucun cas rassurer les inscrit·es.
C’est en effet totalement contradictoire avec la demande de limiter les réunions du Premier ministre et cela impose toujours à des milliers de personnes de prendre les transports en commun pour se rendre sur les sites de passation.
La CGT Éduc’action demande au ministre de prendre enfin les décisions qui s’imposent en reportant concours et examens à plus tard.


Montreuil, le 15 mars 2020

 

Gestion du Covid-19 à l’Education nationale :

Incohérence et double discours ministériel

 

C’est avec stupéfaction et consternation que nos organisations ont reçu les propos tenus par le Ministre de l’Education nationale dans sa conférence de presse, propos contradictoires avec le discours tenu hier aux mêmes organisations syndicales et appelant à privilégier le télétravail, la présence physique dans les établissements scolaires devant être réduite au strict nécessaire. Le Président de la République l’a exprimé clairement, nous vivons une crise sanitaire de très grande ampleur, imposant à chacun la conduite nécessaire au ralentissement de la propagation du virus, en particulier l’évitement des regroupements inutiles. Cet objectif a été encore renforcé par le premier Ministre lors de son allocution en fin de journée samedi 14 mars. Or, Jean Michel Blanquer entend imposer la présence d’ « une moyenne de la moitié des personnels en permanence » dans les établissements. Il fait ainsi fi de toutes les préconisations des autorités sanitaires, imposant à des milliers de personnels d’emprunter les transports en commun, de mettre ainsi leur santé en péril et d’ajouter à la surcharge des services hospitaliers. Les personnels, conscients de leurs responsabilités envers les élèves, travaillent d’ores et déjà à mettre en place des dispositifs permettant le maintien d’un lien à distance avec les apprentissages, en tenant compte de l’âge des élèves et des possibilités techniques mobilisables. Vouloir les contraindre à une présence physique massive dénuée de sens par rapport aux missions et à l’objectif de contribuer à l’accueil des enfants de soignants est inacceptable et irresponsable. Si le Ministre s’en tenait à ces injonctions, les personnels pourraient être amenés à user légitimement de leur droit de retrait
Nos organisations demandent au ministre de prendre ses responsabilités pour préserver la santé des personnels, ce qui est pour lui une obligation statutaire.

Paris, le 15 Mars 2020

 

Coronavirus : il est urgent de clarifier 

la politique du ministère, dans le respect

de ses personnels

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la communication sur le Coronavirus instaure une cacophonie au sein du gouvernement.

Jean Michel Blanquer annonçait jeudi à 17h30 sur France Info qu’il n’était pas envisageable de généraliser la fermeture des établissements scolaires sur tout le territoire, alors que c’était déjà le cas dans quatre départements.

Visiblement, la communication passe mal entre le ministre et Emmanuel Macron puisque deux heures plus tard, dans son allocution, le président annonçait la fermeture de l’ensemble des écoles et établissements scolaires, contredisant les propos du ministre de l’Éducation.

 

 

E3C : Contraint d’entendre l’opposition aux E3C,

 

le ministre se limite à quelques assouplissements,

 

loin des revendications des élèves et personnels en lutte.

 

Dans un communiqué de presse daté du 12 mars 2020, JM Blanquer a préconisé 4 assouplissements de l’organisation de la deuxième session d’E3C.

La première proposition retenue est « l’ouverture de la Banque Nationale de Sujets (BNS) à tous les enseignant.es et, dans un second temps, au grand public dès lors qu’un nombre suffisant de sujets par discipline est atteint ». Cette décision, de bon sens pour l’ouverture aux personnels, nous semble bien tardive, et révèle, une fois de plus, l’impréparation de cette réforme. La CGT Éducation considère néanmoins que l’accès des élèves aux sujets risque d’accroître les inégalités entre celles et ceux disposant des conditions nécessaires à la préparation de ces sujets et les autres.