Paris, le 20 octobre 2016

Madame la Ministre, 

Depuis plus d'un an maintenant, vous vous exprimez en faveur de la revalorisation de l'enseignement professionnel. Les 30 ans du baccalauréat professionnel ont été pour vous l’occasion de rappeler « la cohérence d'ensemble du système éducatif et de la place qu'y occupe l'enseignement professionnel ». Cette voie de formation, qui scolarise un tiers des lycéen-es et qui permet chaque année de qualifier près de 153 000 jeunes au niveau IV (bac pro, mention complémentaire, BT) et près de 206 000 jeunes au niveau V (CAP, BEP, mentions complémentaires), est essentiel. Elle permet d'élever le niveau de qualification global de la population et de lutter contre les sorties sans diplômes...

Sommaire : 

  • Edito
  • PFMP : ce qui change à la rentrée
  • CCF en seconde professionnelle  : c’est fini !
  • AFFLENET 3 …
  • La seconde POP
  • Bilan Bac pro du ministère : un satisfecit insupportable
  • Le socle commun fera-t-il son entrée en seconde en 2017 ? 

Lire le 4 pages spécial enseignement professionnelImage

 

L'enseignement professionnel public subit des attaques sans précédent de la part des organisations patronales, du gouvernement, des Régions, comme de certains parlementaires. Accusée à tort d'être éloignée de l'entreprise et des compétences nécessaires à l’emploi, la voie professionnelle sous statut scolaire ne colle pas à l’image que ses détracteurs cherchent à imposer. Alors que les mesures financières et les propositions de lois prônent aujourd’hui le développement de l'apprentissage pour prétendre lutter contre le chômage des jeunes, il est indispensable de rappeler que l'enseignement professionnel public doit conserver sa première place dans la formation professionnelle des jeunes et doit rester au sein des ministères de l’Education nationale et de l'Agriculture, garants du service public d'éducation pour tou-tes...

Réussir l'entrée au lycée professionnel

Circulaire n° 2016-055 du 29-3-2016

La qualité de notre formation professionnelle initiale est un atout indispensable pour accompagner le dynamisme économique de notre pays. C'est pourquoi le Gouvernement souhaite, en partenariat avec les régions, développer l'appareil de formation en alternance par la voie de l'apprentissage mais aussi par la voie scolaire. Dans ce cadre, pour soutenir l'enseignement professionnel, 500 nouvelles formations seront créées dans les lycées professionnels, correspondant aux métiers de demain, soutenues par 1 000 postes d'enseignants dans l'éducation nationale pour la rentrée 2017...

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La session 2015 du baccalauréat a vu le rétablissement d’une épreuve obligatoire d’histoire-géographie en terminale S. Les enseignants alors en chargés des classes de terminale S ont constaté, et avec un effarement croissant à mesure que le bac approchait, qu’il était impossible de « boucler » le programme dans le respect des finalités et des démarches de la discipline. L'architecture du programme, combinée aux exigences d'exhaustivité des épreuves du bac, met les enseignants en difficulté et augmente les risques d'échec pour les élèves, désemparés devant le peu de temps laissé aux questions, notamment sur des sujets touchant l'actualité.