La session 2015 du baccalauréat a vu le rétablissement d’une épreuve obligatoire d’histoire-géographie en terminale S. Les enseignants alors en chargés des classes de terminale S ont constaté, et avec un effarement croissant à mesure que le bac approchait, qu’il était impossible de « boucler » le programme dans le respect des finalités et des démarches de la discipline. L'architecture du programme, combinée aux exigences d'exhaustivité des épreuves du bac, met les enseignants en difficulté et augmente les risques d'échec pour les élèves, désemparés devant le peu de temps laissé aux questions, notamment sur des sujets touchant l'actualité. 

 

Monsieur le Ministre,

Vous avez entériné une réforme des épreuves de langues vivantes, initialement imposée par le gouvernement antérieur. Elle s'applique à cette session 2013 du baccalauréat.

Les modalités sont les suivantes : en plus de l'épreuve écrite en fin d'année scolaire, presque tous les élèves vont désormais passer deux épreuves orales, l'une de compréhension (écoute d’une émission de radio ou de télévision… et compte-rendu en français), l'autre d'expression orale sur l’une des quatre notions inscrites au programme...

 

 

Les programmes d'histoire-géographie au collège et au lycée ne sont pas satisfaisants. Après ceux de première générale, ceux de troisième et de Terminale s'annoncent particulièrement difficiles à mettre en œuvre. Accumulant un nombre trop important de chapitres et d' « études », ils entraînent un survol indigeste de thèmes qui s'enchaînent à un rythme effréné.