Le Front national n’accèdera pas à la Présidence de la République, c’est une victoire pour la démocratie. La CGT a œuvré à faire barrage à l’extrême droite, c’est le sens de notre engagement historique.


Malgré tout, le score réalisé par le FN est à la hauteur de la désespérance sociale, elle-même la conséquence des renoncements successifs des différents gouvernements à œuvrer véritablement pour la justice sociale. Combattre le Front national, c’est avant tout rompre avec les politiques libérales.


C’est dans cette optique que la CGT œuvrera, par la mobilisation sociale, pour imposer d’autres choix, agir pour le progrès social et un monde de paix.


Dès aujourd’hui, la CGT Éduc’action combattra les reculs sociaux qui font le terreau de l’extrême-droite.


 

Patrick Désiré, Secrétaire général de la CGT Éduc’action

 

L’école selon Macron : Autonomie, individualisation et libéralisme…

 

 

 

Chez M. Macron, l’individualisation et l’autonomie sont à l’éducation ce que « l’ubérisation » est à l’économie.

 

Évidemment, la question des effectifs par classe, en dehors des CP et CE1 REP, n’est nullement  abordée. Chaque élève est renvoyé-e à ses difficultés qui vont miraculeusement disparaitre grâce à l’accompagnement éducatif et aux études dirigées que Macron veut instaurer dans chaque établissement, encadrée par des enseignant-es et des bénévoles (étudiant-es et retraité-es dans une « grande mobilisation intergénérationnelle »). « Tous les étudiants de France » seront ainsi heureux d’apprendre qu’ « il y aura un trimestre dédié à cette activité », un trimestre de travail gratuit donc.

 

De même, selon M. Macron, « Le lycée doit préparer aussi bien à une insertion professionnelle rapide et réussie qu’à la poursuite d’études supérieures »… Visiblement, le lycée n’a plus vocation à permettre l’émancipation des élèves. Ne doutons pas que le président de l’ubérisation de la société, lorsqu’il parle d’insertion professionnelle, ne parle pas de qualifications protectrices qui permettront de passer aisément d’un emploi à l’autre.

 

Il parle, comme ses amis du MEDEF, de faire des salarié-es « employables » c’est-à-dire ajusté-es à une tâche professionnelle et donc dépendant-es complètement des emplois auxquels on les destine. Ainsi, non seulement il n’y a aucune remise en question de la réforme des lycées, mais ces propositions l’aggravent !

 

La lutte contre l’échec scolaire reste l’alibi principal d’une politique toujours plus libérale pour l’Education. Dans les collèges, « une part d’autonomie de recrutement sera laissée pour les établissements de l’éducation prioritaire ». « L’autonomie des établissements s’accompagnera de diagnostics réguliers et si besoin de mesures d’accompagnement spécifiques » : il s’agit bien de ce  que la CGT Éducation dénonce de longue date : des contrats d’objectifs qui amèneront à la contractualisation des moyens.

 

En échange de cette part d’autonomie, de cette caporalisation qui ira grandissante, les chef-fes d’établissements et leurs équipes feront l’objet, « d’une responsabilisation accrue et d’une évaluation plus régulière ».

 

Enfin, si le programme sur l’éducation du candidat pointait à de nombreuses reprises les inégalités sociales et scolaires dont les élèves souffrent, il n’est jamais fait mention de l’enseignement privé… On l’aura compris la LIBERTE est le mot d’ordre, pour l’égalité on attendra !

 

Pour faire barrage à une école plus inégalitaire, c’est dès maintenant qu’il faut
construire la mobilisation.

 

 Un nouveau ministre inquiétant !

 

En tant que directeur de l’enseignement scolaire ou directeur de cabinet adjoint, Jean-Michel Blanquer était en responsabilité lors des pires réformes Darcos et Chatel (lycées, évaluations en primaire…).

 

Dans un livre programme sorti en janvier 2017, « L’Ecole de demain », 4 grands axes développés semblent avoir fortement inspiré le candidat Macron :

  • Renforcer les pouvoirs des chef-fes d’établissement et des directeur-trices d’école, sur le recrutement des enseignant-es notamment
  • Autonomie des établissements (c’est-à-dire des chef-fes d’établissement) qui auront une grande liberté dans la ventilation des horaires entre les disciplines.
  • Retour aux fondamentaux (le français et les mathématiques). 20h sur 26h de cours en primaire ; 10h au minimum dans le secondaire.
  • Individualisation des parcours : création d’un collège commun où les élèves seront réuni-es en groupe de compétences et où les plus faibles seront orienté-es de manière précoce dans l’enseignement professionnel.
  • Régionalisation intégrale de l’enseignement professionnel.
  • Evaluation des enseignant-es à travers celles des élèves.
  • Publication d’un classement des écoles à partir des résultats aux évaluations annuelles sur le modèle de celui des lycées et des collèges.
  • Annualisation du temps de service des enseignant-es

Reste à savoir dans quelle mesure le nouveau ministre mettra en œuvre son « école de demain »…

 

 L’apprentissage « en marche » forcée

La « révolution » promise par Macron n’est donc que la continuation en pire des mêmes politiques, « et de droite et de gauche », suivie depuis plusieurs années : faire de l’apprentissage la réponse magique à l’échec scolaire et au chômage des jeunes. Peu importe que les plans précédents n’aient permis ni l’un ni l’autre et que les entreprises ne souhaitent manifestement pas embaucher des apprenti-es en pré bac. Il s’agit d’imposer une vision libérale de la formation professionnelle en la privatisant et en menaçant le statut des PLP.

 

Ecole élémentaire : les poncifs et la surcharge des classes

 

Comme d’habitude, on ressort le laïus sur les fondamentaux « lire, écrire compter » sans qu’on comprenne bien ce que cela implique réellement en termes de programmes et de pédagogie.

 

Le noble objectif de diviser par deux les effectifs de CP et CE1 en REP et REP+, avec 12 000 postes en plus, cache en fait le redéploiement de 6 000 à 10 000 postes : donc la montée des effectifs par classe partout ailleurs !

 

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué

 

 

« 120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé ». Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des person-nels. Pour cela, la recette managériale habituelle : auto-nomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division.

 

 En Marche !... Pour le collège et le lycée de la mise en concurrence

 

Au menu de M. Macron :

  • Plus d’autonomie (des chef-fes) d’établissements avec évaluation tous les 3 ans, d’où une accentuation des inégalités, la mise en concurrence accrue des établissements et pression accrue sur les collègues !
  • Appel à des bénévoles ou étudiant-es pour l’accompagnement des élèves, comme si aucune qualification n’était nécessaire ! 
  • Pas de remise en cause de la réforme du collège si ce n’est pour réinstaurer les parcours bi langues en 6ème et les parcours européens.
  • Dans les collèges de l’éducation prioritaire, « une part d’autonomie de recrutement sera laissée pour les établissements ».
  • Un bac « modernisé » (4 épreuves en contrôle final et le reste en contrôle continu), ce qui contribuera aux 'inégalités entre établissements.
  • Une insertion professionnelle des jeunes résumée à une adaptation aux besoins de l’entreprise.
 

Sommaire :

L’école selon Macron : Autonomie, individualisation et libéralisme…

Un nouveau ministre inquiétant !

L’apprentissage « en marche » forcée

Ecole élémentaire : les poncifs et la surcharge des classes

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué

En Marche !... Pour le collège et le lycée de la mise en concurrence

 

 

 

 

 PROFESSONS DU TRAVAIL SOCIAL EN DANGER !

Pour la CGT c’est un non définitif au chantage à la disparition de nos métiers en échange de l’inscription de nos diplômes d’état au niveau II dans un cadre A au rabais.

 

Les nouveaux textes publiés concernant les personnels du travail social ont pour conséquence de :

  • remettre en cause les cinq métiers historiques du travail social par la mise en place d’un socle commun de compétences de deux années avec une formation débouchant sur des diplômes qui seront maintenant classés au niveau licence ;

 

  • ne pas reconnaître pour les professionnels déjà en exercice ou ayant obtenu un diplôme avant 2021 le niveau de qualification institués par les nouveaux diplômes ;

 

  • généraliser la polyvalence des tâches, la souplesse des interventions, la flexibilité, sous prétexte de reconnaissance au niveau II des nouveaux diplômes d’État ;

 

  • maintenir une rémunération au rabais malgré un classement des personnels dans la catégorie A de la Fonction publique…

 

Réagissons, et demandons une véritable reconnaissance de nos qualifications avec une rémunération à hauteur de l’exigence de nos fonctions.

 

Lire le communiqué de presse de la CGT-Éduc’action intitulé « Professions du travail social : pour la CGT c’est un non définitif… »

 

 

 

 

 

CGT-Éduc'action Tel : 01 55 82 76 55 - unsen@ferc.cgt.fr

 

 

 

 

La CGT contre la précarité !

 

La précarité est une injustice. C'est pourquoi la CGT Éduc'action a fait de la lutte contre la précarité l'une de ses priorités.

 

Vous trouverez ci-dessous nos dernières publications pour les non-titulaires de l'Education nationale.

 

Ce qui nous guide, jours après jours, c'est le combat pour gagner la titularisation de toutes et de tous, sans condition de concours ni de nationalité.

  

 

GUIDE JURIDIQUE ET SYNDICAL DES AGENTS NON-TITULAIRES DE LA FP DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

 

Ce guide tient maintenant compte de l’ensemble des éléments introduits par les décrets modificateurs du décret 86-83 du 17 janvier 1986 et des différentes circulaires publiées récemment.

 

Accéder au guide…

 

 CE QU’IL FAUT RETENIR DE LA CIRCULAIRE CONTRACTUEL-LE-S ENSEIGNANT-E-S LIÉE AU DÉCRET D’AOÛT 2016

 

La CGT Éduc’Action dénonce ce que l’on peut qualifier de cafouillage administratif puisque cette circulaire nationale, censée éclaircir le décret, est publiée en mars 2017 alors même que dans de nombreuses académies des discussions dans le cadre de groupes de travail ont eu lieu depuis octobre 2016 sur les modalités de mise en œuvre du décret et que les rectorats ont procédé, parfois avec des erreurs au repositionnement des contractuel-le-s dans les nouvelles catégories…

Lire la suite… 

   

 GUIDE JURIDIQUE ET SYNDICAL DES AESH SOUS CONTRAT DE DROIT PUBLIC

Ce guide se consacre uniquement aux personnels AESH recrutés sous contrat de droit public relevant du décret 86-83 du 17 janvier sous réserve des dispositions spécifiques fixées par le décret 2014-724 du 27 juin 2014. 

Rappelons, en effet, que les personnels AESH qui bénéficient du nouveau statut restent précaires et mal payés, en Contrat à Durée Déterminée (CDD) ou Indéterminée (CDI)… 

Accéder au guide… 

 

 

 

GUIDE JURIDIQUE ET SYNDICAL DES CUI-CAE SOUS CONTRAT DE DROIT PRIVÉ

Trop souvent les employeurs de ces personnels ne respectent pas les obligations qui leur incombent en matière de  recrutement, de temps de travail, de répartition de service, d’obligation de formation, de licenciement…   

Parce que les personnels sous contrat CUI-CAE sont ultra précaires ils doivent être d’autant plus protégés… 

 

 

Accéder au guide…

 

CGT-Éduc'action Tel : 01 55 82 76 55 - unsen@ferc.cgt.fr

 

 

 

 

À quel "jeu" joue le Ministère de l’Éducation Nationale avec les assistants-es sociaux-ales ?

 

La concertation sur la "Circulaire des missions des assistants-es de service social" avait démarré il y a trois ans dans le cadre des chantiers métiers, jusqu’à ce que le ministère l’interrompe.

 

Le dialogue social dans notre ministère est bien souvent malmené, une convocation à un nouveau groupe de travail a été envoyée par le ministère dans des délais variables selon les organisations syndicales, sans que l’on puisse comprendre les critères de représentativité, qui ont conduit à de tels choix.

 

La réponse de l’administration quant à cette différence de traitement a été édifiante : «

C’est le jeu ! Peut-être que nous n’avons pas envie de travailler avec des syndicats qui font du chantage aux postes ! »

 

Conditionner la parution d’une circulaire importante pour le service public au positionnement des organisations syndicales sur les créations de postes, montre le peu de cas fait du dialogue social.

 

Le projet de circulaire acte le redéploiement progressif des AS du second degré vers le premier degré des REP+. Les priorités fixées par le MEN sont :

  • Les collèges des réseaux d’éducation prioritaire et les écoles en REP+,
  • Les collèges du secteur rural accueillant des élèves issu-s-es de milieux sociaux défavorisés,
  • Les collèges avec SEGPA, ULIS, dispositif relais ou classe d’accueil pour élèves allophones,
  • Les lycées professionnels,
  • Les établissements avec internat.

 

Et tout cela sans les postes nécessaires !

 

Les AS doivent donc se préparer à quitter collèges et lycées non estampillés "défavorisés" pour aller s’occuper des maternelles et primaires.

Le ministère a fait la leçon aux syndicats sans se soucier de l’intérêt des élèves, il entérine le désengagement des collectivités territoriales et organise l’accroissement de la charge de travail pour les assistants-es sociales-aux.

 

En ne donnant pas les moyens nécessaires au service social, le MEN fait le choix d’aggraver les inégalités territoriales et de détériorer l’accès au service public pour des milliers d’élèves.

 

Les élèves et leurs familles seront les premières victimes, et les conditions de travail des AS vont encore se détériorer.

 

La CGT Educ’action  rappelle la revendication essentielle : la création de postes d’AS en nombre suffisant afin qu’elles et ils puissent exercer leurs missions dans le respect de leur éthique et de leur déontologie.

 

Elle demande à la Ministre de mettre un terme à une situation inadmissible et souhaite qu’une reprise des discussions puisse se faire sur d’autres bases. 

 

La lettre au format :  

 

 

 

 

 

La CGT : l'intérêt des PLP

 

Transfert aux régions : L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL MENACÉ !

 

La campagne électorale joue aujourd'hui le rôle d'accélérateur dans les attaques dont les personnels sont régulièrement les victimes. Certains candidats n'hésitent pas à affirmer qu'une de leurs premières décisions serait de mettre en place la régionalisation totale de l'enseignement professionnel, d'acter la fusion des LP et des CFA. Pour eux, comme pour le MEDEF qui les soutient, un seul but : détruire l'acquis que représente pour les jeunes une voie professionnelle intégrée au sein du Ministère de l'Education nationale, aux côtés des voies générale et technologique.

 

C'est une attaque sans précédent contre la jeunesse de ce pays, contre les PLP, qui ont construit depuis 70 ans un enseignement professionnel sous statut scolaire. Ces formations ont fait leur preuve, les LP, SEP, SEGPA préparent des jeunes à une formation professionnelle diplômante, CAP, BEP, Bac Pro, BTS, sans discrimination ("faciès", fille/garçon). Le constat n'est pas le même en ce qui concerne l'apprentissage.

 

Fusionner les établissements pour mettre dans une même classe des élèves sous statut scolaire et des apprenti-e-s, aux rythmes d'alternance différents, c'est détruire toute possibilité d'efficacité pédagogique. La CGT Éduc'action s’y oppose. Elle refuse la mixité des publics et le développement d'un apprentissage concurrentiel.

 

À travers la suppression de 500 000 fonctionnaires et le transfert aux Régions c’est clairement notre statut, celui des PLP, qui est visé.

 

La CGT appelle les personnels à la plus grande vigilance, elle les appelle à défendre le maintien de la voie professionnelle au sein de l'Education nationale. Avec la CGT, avec les jeunes qui veulent un avenir, les salarié-e-s qui défendent la reconnaissance de leur qualification, NOUS NE LÂCHERONS RIEN ! 

 

L’article au format :  

  

BAC PRO GA

 

BAC PRO COMMERCE-VENTE : MAINTIEN DES OPTIONS MAIS…

 

Comme toutes les organisations syndicales représentatives, la CGT Educ’action a été reçue au Ministère pour une présentation des modalités de la rénovation du bac pro commerce-vente qui doit être mise en place en septembre 2018. A ce jour, le Ministère annonce le maintien des deux options après une seconde commune : ...

 

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L'AVENIR DES SECTIONS GESTION ADMINISTRATION S'ASSOMBRIT ENCORE

 

Les sections de Bac Gestion Administration vont-elles devenir le mouton noir de l’enseignement professionnel ? On peut se le demander quand on voit, la fermeture de ces sections dans certaines académies. C’est le cas dans l’académie de Versailles, notamment...

 

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DIPLOME INTERMEDIAIRE : LE CHANGEMENT CE N’EST PAS MAINTENANT !!

La Ministre avait accepté très tardivement d’ouvrir le dossier de la réforme du bac pro 3 ans alors que la CGT Educ’action le demandait dès 2012, portant ainsi l’exigence d’un véritable bilan...

 

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VOS DROITS : L’ISS VOIE PRO

 

Tous les PLP intervenant au moins 6 h devant des classes de CAP et/ou de 1ère et Tale bac pro doivent percevoir l’Indemnité de Sujétion Spéciale voie professionnelle. Son taux est de 400 euros par an...

Lire la suite… 

 

CGT-Éduc'Action Tel : 01 55 82 76 55 - unsen@ferc.cgt.fr