Tout au long de cette année scolaire, la CGT Educ'action s'est rendue dans les académies pour y rencontrer les collègues de la voie professionnelle.

Ces journées ont été l'occasion de débattre des problématiques de cette voie du lycée tant sur les conditions de travail que sur les questions en lien avec la régionalisation et la réforme de la formation professionnelle.

Les échanges ont mis en évidence les inquiétudes des collègues confrontés à l'autonomie des établissements, aux conséquences des réformes dans l'Education et à une nette dégradation de leurs conditions de travail. Ils ont aussi été l'occasion de faire le point sur la décentralisation et la politique du tout apprentissage qui nuisent fortement au développement de la voie professionnelle sous statut scolaire pour garantir la réussite de l'ensemble des jeunes engagés dans cette voie.

Conscient que cette problématique dépasse largement le cadre de la seule CGT Educ'action, Philippe Martinez a tenu à participer le 21 avril à la journée consacrée à l’enseignement professionnel et aux enjeux de la certification.

Organisée par la FERC et la CGT Educ’action à Nanterre (92), dans le cadre des journées de formation qui se  déroulent dans toutes les académies, la présence du secrétaire général dans l’Académie de Versailles était là pour rappeler à tous les syndiqué-e-s de la CGT, à l’ensemble des salarié-es que la défense de la reconnaissance de la qualification professionnelle concernait l’ensemble du salariat. Le lien avec la lutte menée par notre confédération contre la loi travail était évident : défendre les conventions collectives et défendre la qualité des formations et des qualifications qui y sont reconnues procèdent d’une même logique. La présence de militant-e-s de l’inter-pro a permis d’alimenter cette réflexion avec les PLP qui travaillent dans l’enseignement professionnel sous statut scolaire comme avec les camarades qui travaillent dans les autres organismes de formation. Le journal confédéral Ensemble a rendu compte de cette initiative en rappelant que ces questions seraient toujours au cœur des préoccupations syndicales dans la période qui s’ouvre après les élections.