POUR DES POSTES STATUTAIRES POUR LA FIN DE LA PRÉCARITÉ

 

La loi de transformation de la Fonction publique a institutionnalisé la précarité, y compris dans notre secteur. En limitant les recrutements de personnels statutaires, en réduisant les moyens de remplacement et en explosant les quotas d’heures supplémentaires, l’Éducation  nationale recrute des personnels non-titulaires. Elle fait ainsi le choix de la précarité comme levier de gestion des ressources humaines. 

Et leurs conditions d’exercice sont inacceptables : enchainement des CDD (avec des services parfois incomplets), affectations éloignées ou multiples, inégalité de traitement, non-renouvellement ou licenciement. Les personnels contractuels sont donc une variable d’ajustement  pour le ministère. C’est particulièrement le cas cette année dans certaines académies avec le non-renouvellement brutal de contrats en décembre pour raison budgétaire .

 

 

POUR UNE ÉCOLE ÉMANCIPATRICE 

 

AU SERVICE DES PERSONNELS ET DES ÉLÈVES

 

La loi ORE et Parcoursup ont renforcé la sélection à l’entrée des universités et imposé une orientation subie, précoce et définitive des élèves. Les Spécialités, au poids considérable dans Parcoursup, imposent aux élèves des choix d’orientation quasi définitifs dès la seconde (voire dès la 3e selon leur ventilation dans les lycées). Ce tri est renforcé par les programmes élitistes, l’absence des mathématiques dans le tronc commun et la sur-spécialisation avec l’abandon d’une spécialité en terminale. Les familles et les élèves des milieux populaires sont les premières victimes de ce système éducatif qui leur est étranger. Quant au baccalauréat, l’imposition du contrôle continu le destine à devenir un diplôme local. C’est inacceptable.

 

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Le Ministre doit répondre aux revendications des AED

 

La journée de grève des AED du 1er décembre a été incontestablement un succès.

Les services de vie scolaire, en première ligne depuis le début de la pandémie pour l’application du protocole sanitaire, sont au bord de l’implosion. Au-delà de la période de crise sanitaire, ces services sont largement sous-dotés et les conditions d’exercice des personnels AED sont inacceptables : des contrats d’un an renouvelable dans une limite de 6 ans, temps partiels parfois imposés, salaires largement insuffisants, temps de formation insuffisant.

 

 

Évolution de la co-intervention et philosophie en LP :

Derrière les effets de communication de Blanquer :

le démantèlement de la voie pro continue.

 

Alors que la réforme de la voie pro arrive tout juste dans sa dernière phase d’entrée en vigueur, le ministère envisage déjà une modification de la grille horaire des Bac Pro pour la rentrée prochaine.

Un projet d’arrêté avec un nouvel aménagement de la grille horaire de la classe de terminale prévoit en effet la disparition du fléchage de la co-intervention entre l’enseignement professionnel et le Français ou les Math-sciences. Parmi les options proposées et laissées à la main des établissements, il y a 4 choix possibles, parmi lesquels le maintien de l’existant, la co-intervention avec d’autres disciplines de l’enseignement général, l’introduction de la philosophie, sous forme d’atelier ou encore le renforcement de l’aide personnalisée pour préparer les élèves à aborder leur poursuite d’études. Ces aménagements vont mettre en concurrence les disciplines.

 

Journée de grève et d’action le 26 janvier 2021

 

Un budget loin de traduire une ambition éducative, un état de fatigue de tous les personnels jamais atteint, un épuisement dû à des années de dégradation des conditions de travail... Les personnels de l’Éducation expriment de fortes attentes et ont des exigences. Cependant, entre atermoiements et improvisation permanente, JeanMichel Blanquer reste sourd à leurs aspirations et à nos revendications. Alors qu’il y a urgence, il persiste à ignorer la situation dans les établissements pour les personnels et les élèves et poursuit sa politique destructive.

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