Pour la reprise le 26 avril : il faut agir rapidement

 

Le Président de la République a annoncé une nouvelle étape dans les mesures sanitaires, pour freiner l’épidémie avec notamment l’avancée et le dézonage des congés scolaires associé à un passage en distanciel des enseignements.

Le ministre de l’éducation nationale n’a eu de cesse de prétendre que les protocoles étaient suffisants là où tout indique que la politique de tests est défaillante, que rien n’a été fait pour améliorer le bâti et en particulier les possibilités d’aération, que le nombre d’élèves par classes continue à être trop élevé alors que le fonctionnement avec des effectifs allégés liés à des recrutements supplémentaires et la réquisition de locaux aurait pu éviter la multiplication des cas de contamination . Les ministres (Education nationale comme Agriculture) n’ont pas entendu les acteurs de terrain qui alertaient sur la dégradation de la situation et faisaient des propositions pour éviter une fermeture des écoles et établissements scolaires dont on mesure les effets sur l’accroissement des inégalités entre élèves et les problèmes posés aux familles. Nos organisations demandent que les leçons du premier confinement soient tirées : les équipes doivent pouvoir s’organiser et organiser, comme elles le souhaitent le suivi des élèves.

 

 

Contre la précarité, contre les PIAL : Des milliers AESH mobilisé-es partout le 8 avril !

 

Nous nous félicitons de la mobilisation des AESH ce jeudi 8 avril pour un vrai statut, une hausse des salaires, pour l’abandon des PIAL.

Malgré les conditions sanitaires exceptionnelles, des milliers de personnels se sont rassemblés partout en France. Ils ont manifesté leur colère face au mépris du ministre qui refuse de répondre à leurs revendications, qui les maintient dans la précarité et qui, par conséquent, maltraite les élèves comme les personnels.

 

 

Le « tout va bien » de Jean Michel Blanquer nous envoie dans le mur.

 

La réunion de ce jeudi matin 1er avril entre les organisations syndicales et le cabinet du ministre Blanquer est loin d’avoir apporté des réponses à nos questions légitimes. Pour la CGT Éduc’action, la fermeture des écoles et établissements scolaires (alternance d’enseignement distanciel et de vacances sans zonage) est certes une réponse sanitaire nécessaire mais c’est surtout un nouveau camouflet pour JM Blanquer. C’est le résultat du déni dans lequel il s’est enfermé depuis des semaines malgré la dégradation de la situation, les alertes lancées par les personnels et les organisations syndicales, mais aussi de son inaction et des faibles décisions sanitaires prises par son ministère.

 

 

Chronique d’une catastrophe annoncée


En fin de semaine dernière, le nombre de classes fermées a augmenté de 60% pour atteindre 3256. Devant ce triste record, Jean-Michel Blanquer se devrait de réagir. Pourtant, les annonces du ministre lors de la conférence de presse du vendredi 27 mars n’ont rassuré ni les personnels ni les familles.

L’annonce de la fermeture de classe dès le premier cas est, certes, positive mais arrive tardivement. Depuis des semaines, les organisations syndicales réclament des mesures renforcées dans les établissements pour enrayer la contamination. Par exemple, le manque criant de remplaçant·es dans le 1er degré, pour lequel nous ne cessons de tirer la sonnette d’alarme, n’a pas été pris en compte si bien qu’en cas d’absence d’un enseignant·e, ses collègues se répartissent les élèves et par là même accentue le brassage.

 

 

Non-remplacements dans le Premier degré :


à l’État de prendre ses responsabilités.

 

Depuis plus d’an, la crise sanitaire a démontré l’utilité des Services publics, et plus particulièrement celle des écoles et établissements scolaires.
Mais cette crise et sa gestion ont surtout souligné le manque constant de moyens pour le bon fonctionnement du Service public d’Éducation. Le gouvernement et les autorités de Santé ont instauré des protocoles sanitaires visant à protéger les élèves, les familles et les personnels. Si de telles dispositions sont indispensables, nous condamnons le fait que cela soit fait sans moyens conséquents. L’instauration du protocole sanitaire sans personnels supplémentaires a considérablement dégradé les conditions de travail des personnels.
Comment imaginer que les écoles et les équipes seraient capable de faire respecter correctement, et sur le long terme, tous les gestes barrières ou d’éviter les brassages entre les différents groupes-classes alors qu’elles cherchent, avant tout, à organiser au mieux les temps scolaires avec des manques constants de personnels enseignants ?