Revalorisations Blanquer.

Sous le vernis de la communication du ministre, des résultats insuffisants et

de graves menaces pour les personnels.

 

À la veille de la rentrée, Jean-Michel Blanquer se lance dans un nouveau grand plan de communication sur des augmentations de salaires « historiques ». Pourtant, si ces hausses sont indéniables, elles demeurent parfaitement insuffisantes.

La plus grande part de celles-ci se concentre sur une deuxième étape de la «prime d’attractivité » versée aux enseignant·es, CPE et Psy-En. Si elle constitue une hausse réelle des rémunérations des débuts de carrière, elle est plus que réduite pour tous les autres et inexistante  pour plus de 40% de ces personnels. De plus, cette prime remet en cause la progression des rémunérations tout au long de la carrière.

 

 

Rentrée dans le flou et dans l’inquiétude

 

Le ministre a indiqué dans la presse ce week-end que la rentrée se ferait sous le scénario 2. Aujourd’hui, les organisations syndicales ont échangé avec le ministère afin de clarifier certains points de ce protocole.

Nous notons positivement le pas en arrière du ministère quant à « l’éviction » systématique des élèves non vacciné·es d’une classe en cas de cas positif mais seulement celles et ceux considéré·es comme cas contact. Quand on sait que ce sont dans les milieux les plus défavorisés que le taux de vaccination est le moins élevé, cette mesure était socialement discriminante, il était urgent de l’assouplir. Toutefois, nous n’avons obtenu aucune réponse sur la définition des cas contacts ni proposition alternative de dépistage systématisé afin d’éviter au maximum cette « éviction ».

 

Pour un plan d’urgence dans l’éducation, pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail.

Appel à se mobiliser dès la rentrée, à se mettre en grève le 23 septembre et à préparer la mobilisation interprofessionnelle

 

L’Ecole a été soumise à rude épreuve et les personnels ont terminé l’année dans un état de fatigue rarement atteint.

La rentrée 2021 est de nouveau marquée par le manque d’anticipation et la confusion de la politique suivie face à la poursuite de la crise sanitaire. Par ailleurs, alors que cette rentrée aurait nécessité la mise en place d’un plan d’urgence et la création massive de postes pour l’éducation dans un contexte qui a rendu plus compliquée la progression des apprentissages, le ministère poursuit une politique qui va à rebours des besoins du service public :


      - refus de créer un collectif budgétaire pour la création de postes d’enseignant.es, de CPE, AED, AESH, de PsyEN, de RASED, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux dans les écoles, les établissements et les services pour répondre aux besoins et annuler les suppressions de postes notamment dans le 2d degré où le déploiement d’heures supplémentaires est une réponse inadaptée

      - publication de la circulaire de rentrée sans qu’aucune concertation préalable n’ait été organisée. 
De plus, son contenu relève davantage de la promotion de la politique ministérielle.

Encore une fois, le ministre est dans le déni de réalité en refusant de prendre les mesures nécessaires. Cette absence d’anticipation et de prise de décisions est irresponsable au regard des enjeux de gestion et de sortie de crise.

 

L’année scolaire s’est terminée comme à elle a commencé : la confusion a jalonné la période des examens, avec des convocations arrivées tardivement notamment pour le Grand Oral où ordre/contre ordre ont été parfois la règle dans certaines académies en particulier en Région Parisienne. Les corrections de l’épreuve de philo se sont aussi déroulées de manière quelque peu chaotique.

Loin de nous l’idée de stigmatiser les services administratifs mais c’est surtout le manque d’anticipation qui résulte de cette situation. Vouloir maintenir le Grand oral à tout prix signifiait organiser les jurys en nombre suffisant et cela nécessite de l’anticipation. Ou il fallait opter pour la neutralisation du Grand oral cette année comme le préconisait la CGT.

 

 

Communiqué commun SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU,

FNEC FP-FO, SNALC, CGT-Educ’action, SUD Education

 

Nos organisations refusent la généralisation du contrôle continu. Les personnels ont vu les conséquences de son renforcement, dans le cadre de la crise sanitaire, tout au long de  l’année : augmentation de la charge de travail, pressions multiples sur les enseignants, dénaturation de nos missions et augmentation des inégalités entre les élèves.