Mise en œuvre du CDI pour les AEd 

 

Le décret n° 2022-1140 du 9 août 2022 modifiant le décret n° 2003-484 du 6 juin 2003 fixant les conditions de recrutement et d'emploi des assistants d'éducation et l’arrêté du 9 août 2022 modifiant l'arrêté du 6 juin 2003 fixant le montant de la rémunération des assistants d'éducation présentés lors du Comité Technique Ministériel du 6 juillet 2022 ont été publiés le 9 août 2022.

L’accès au CDI n'est qu’une possibilité donnée aux recteur-trices de recruter en CDI les AEd qui ont déjà exercé pendant 6 ans les fonctions d’AED. Les services accomplis à temps incomplet ou à temps partiel sont assimilés à des services à temps plein. Il n’y a aucune condition de continuité.

 

 

Calendrier du baccalauréat en Lycée Général et Technologique :
N’Diaye met ses pas dans ceux de Blanquer.

 

Lors de la réunion avec les organisations syndicales le 14 septembre, le ministère a maintenu l’idée d’épreuves de spécialités de terminale générale et technologique au mois de mars, reprenant ainsi le calendrier Blanquer. Lors du CSE du 15 septembre, la quasi-totalité des organisations syndicales s’est prononcée en faveur d’un vœu réclamant une nouvelle concertation. Peut-on en attendre des ajustements ?


La CGT Éduc’action a souligné, à l’instar de la quasi-totalité des organisations syndicales, l’étendue du problème que pose ce calendrier. En 2022, le passage des épreuves au mois de mai avait démobilisé les élèves de terminale dans les disciplines de tronc commun et dans la préparation du grand oral. Avec des épreuves en mars, il y a fort à craindre que tout le troisième trimestre ne soit remis en question. Il s’agit là d’un non-sens pédagogique d’autant plus qu’en mars, les élèves n’ont pas disposé d’une année complète pour acquérir les savoirs et savoir-faire qui leur permettront de réussir dans l’enseignement supérieur.

 

Les lycées professionnels doivent

rester au service des élèves !

 

Mercredi 13 septembre, dans un lycée professionnel des Sables d’Olonne, Macron a repris l’éternel poncif : les LP sont éloignés de l’entreprise. Cette affirmation est une contre-vérité, elle est révélatrice de la méconnaissance du terrain et de la vie des LP. Pour les élèves, les PFMP représentent déjà plus de 40% de leur temps d’enseignement professionnel. De plus la majorité des collègues d’enseignement pro sont issus du monde de l’entreprise.

Alors qu’aucun bilan de la « transformation de la voie professionnelle » portée par Jean Michel Blanquer n’a été fait, que la réforme de l’apprentissage est dénoncée par un grand nombre des acteurs, actrices de la formation professionnelle, le président prône l’apprentissage comme modèle pour réformer le lycée pro. La double tutelle de la ministre déléguée à l’enseignement et à la formation professionnels trouve ainsi sa pleine justification.

 

 

ANDJARO ou la privatisation de la gestion des remplacements

Pour la CGT Éduc’action, c’est NON !


Depuis septembre 2022, c’est désormais 16 départements qui utilisent l’application privée ANDJARO pour gérer les affectations des personnels remplaçants dans le premier degré. Une fois de plus, l’extension d’un tel dispositif s’est faite à marche forcée sans qu’aucun bilan des premières expérimentations réalisées dans la Somme, le Lot ou la Charente-Maritime ne soit réalisé.

Cette application doit permettre la mise en relation directe des écoles ayant besoin de personnels de remplacement avec les collègues remplaçant·es, via leur téléphone, et sans passer par les services académiques traditionnellement chargés de la gestion des absences. Selon la start-up et le ministère de l’Éducation nationale, cette application serait donc un « outil facilitateur » pour les remplaçant·es et les personnels administratifs...

 

 

Soutien à Kai Terada, contre la répression antisyndicale dans l’Éducation :

rassemblement devant le ministère le 21 septembre à 15h

 

Dimanche 4 septembre, Kai Terada, co-secrétaire départemental de SUD éducation 92 et enseignant au lycée Jolliot-Curie de Nanterre (92), s’est vu notifier par le rectorat une suspension de 4 mois. Mercredi 7 septembre, il était convoqué au rectorat de Versailles, qui lui indiquait son intention d’engager une mutation dans l’intérêt du service sous 10 à 15 jours. Pourtant, le dossier administratif était vide, et le rectorat lui-même indiquait qu’il n’avait commis aucune faute grave justifiant d’engager une procédure disciplinaire.