Direction d’école

L’autorité fonctionnelle est à combattre et il y a urgence.

 

Lors de l’étude du projet de loi Rilhac au Sénat ce mercredi 10 mars, nous avons assisté à un nouveau revirement de position de la part du ministre Blanquer, comme il l’avait d’ailleurs déjà fait lors de la loi « École de la confiance ».

Alors qu’il avait extirpé la notion « d’autorité fonctionnelle » du texte présenté à l’Assemblée nationale, le ministre ne s’est pas privé hier, avec l’accord et le soutien de la majorité présidentielle, de revenir sur « ses engagements » et d’affirmer qu'il était désormais "favorable à la délégation de compétences". Cette volte-face de la part du ministre n’est pas une surprise. Il utilise toutes les opportunités politiques qui s’offrent à lui et qui lui permettent d’aller plus loin dans sa volonté d’exploser définitivement le cadre actuel de l’École, et ce malgré les urgences de la crise sanitaire qu’il a du mal à traiter. Cette décision supprime toute collégialité dans les écoles et donne un pouvoir très clairement hiérarchique aux directrice·teurs. Demain, le Grenelle de l’Éducation et ses conclusions lui serviront tout autant de prétexte pour casser nos statuts, nos missions et nos grilles de rémunération.

 

 

 

Le grand oral : le grand scandale

Le grand oral est sans doute l’épreuve la plus symbolique du nouveau bac, la marque personnelle du ministre et de sa volonté de « faire du neuf ». Preuve de cette importance, son poids dans le résultat final du bac : 10 % du bac général et 14 % du bac technologique. 

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L’ÉDUCATION PRIORITAIRE DONT NOUS AVONS BESOIN

 Quels objectifs pour l’Éducation prioritaire ?

Depuis sa mise en place, l’Éducation prioritaire est contestée et instrumentalisée : elle ne remplirait pas sa mission puisque les difficultés et les inégalités perdurent; son étiquette créerait une fuite des élèves les moins en difficulté et une ghettoïsation; la multiplicité des labels n’est pas lisible…

Aujourd’hui, nous craignons que les projets du ministre soient de circonscrire l’Éducation prioritaire à quelques territoires considérés comme les plus en difficulté au travers d’une soixantaine de « cités éducatives » réduisant le reste à des politiques de contrats d’objectifs locaux. L’Éducation prioritaire ne peut se cantonner à la seule gestion de la plus grande misère mais doit être un outil d’émancipation des élèves des classes populaires.

D’autre part, les zones d’Éducation prioritaire ne doivent plus être des laboratoires d’expérimentation des politiques libérales : prime au mérite, recrutement par les chef·fes d’établissement, mythe de l’innovation pédagogique imposée par le haut…

Une seule solution: une politique d’Éducation prioritaire ambitieuse de la maternelle au lycée et ne reposant pas sur la mise en concurrence.

 

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APPRENTISSAGE : PLUS DE 30 000 JEUNES DANS L’IMPASSE !

 

La « loi pour choisir son avenir professionnel » de 2018, a bouleversé l’organisation et le financement de l’apprentissage. Répondant à l’ensemble des revendications du MEDEF, l’apprentissage est devenu un marché concurrentiel sous perfusion d’argent public. Cette libéralisation est une régression pour les droits des apprenti·es, les diplômes et la régulation des financements de la formation. Malgré les aides supplémentaires pour les entreprises (5000€ pour un·e mineur·e, et 8000€ pour un·e majeur·e), cet aveuglement idéologique, porté par un discours promotionnel incessant, qui fait de l’apprentissage la solution miracle à l’insertion professionnelle des jeunes est en train de se heurter à la réalité économique.

Les données scientifiques démontrant le rôle des écoles dans la diffusion du virus ne manquent pas, les connaissances scientifiques ne laissent aucun doute sur le fait que les enfants sont, autant que les adultes sont un vecteur de transmission de l’épidémie de Covid-19, l’école est donc impliquée dans sa diffusion.

La réalité de la circulation du virus chez les enfants est désormais soulignée à chaque point hebdomadaire de Santé publique France.
Nous souhaitons que la gravité de la situation soit mieux prise en compte par le MEN en termes d’information des personnels et de moyens humains mis en oeuvre.