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Démocratie lycéenne :
la réponse d'un chef d'établissement de la CGT !
Il me semble qu'un chef d’établissement au lycée serait plus légitime à répondre.
La démocratie scolaire, nous la faisons vivre au quotidien. Dans nos établissements, les personnels de direction organisent, accompagnent et garantissent des espaces de dialogue et de participation des élèves. Nous n’avons pas besoin d’un « feu vert » ministériel pour exercer cette responsabilité.
En revanche, ce que nous attendons des ministres, ce sont des réponses aux revendications qui s’expriment aujourd’hui dans les établissements. Or, une nouvelle fois, l’action ministérielle semble surtout consister à faire porter aux chefs d’établissement des responsabilités qui ne sont pas les leurs.
Les lycéens et les étudiants attendent des réponses concrètes sur Parcoursup, les classes surchargées à plus de 36 élèves, les conditions d’étude et la complexité croissante des emplois du temps, notamment liée aux conséquences de la réforme Blanquer.
Le remplacement des enseignants, comme la revalorisation des rémunérations et l’amélioration des conditions de travail des personnels, ne relèvent pas davantage de la responsabilité des chefs d’établissement. Quant à l’état souvent désastreux des locaux scolaires, il renvoie d’abord à la responsabilité de l’État et des collectivités territoriales compétentes.
Nous refusons donc que la démocratie scolaire se réduise à organiser une énième concertation dont les conclusions finiront aux oubliettes.
La démocratie ne peut pas être uniquement sollicitée pour accompagner des décisions déjà prises. Elle suppose que la parole exprimée puisse réellement infléchir les politiques publiques.
Or, force est de constater que, depuis plusieurs années, les multiples expressions démocratiques et sociales n’ont guère fait évoluer les orientations politiques du gouvernement. Les résultats des dernières élections comme la composition actuelle du gouvernement en témoignent.
Il est désormais temps que le ministre prenne ses responsabilités et s’engage directement auprès des lycéens, des étudiants et des personnels. La démocratie scolaire ne doit pas servir à transférer sur les chefs d’établissement la responsabilité de répondre à des revendications qui relèvent d’abord de choix politiques et budgétaires nationaux.
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