Réouverture des écoles :

Les AESH ne sont pas corvéables à merci !

 

 

Alors que le ministère clame haut et fort que les AESH font partie de la communauté éducative, ces agent·es se retrouvent sans masques ! De plus, malgré un protocole spécial AESH, ils et elles se voient sommé·es d’exécuter des tâches hors missions... 

Depuis le début du confinement, nombre d’AESH n’ont eu de nouvelles de leur hiérarchie que la veille de la réouverture. Les DSDEN sont injoignables et ignorent les AESH qui ne savent pas comment récupérer les documents et où les envoyer. Des académies continuent de refuser les ASA garde d’enfants alors que le ministère préconise une souplesse.

 

AESH et télétravail :


Des exigences surréalistes !

Alors que la situation exceptionnelle de confinement que traverse la France a engendré la fermeture des écoles et la mise en place du télétravail, les AESH (Accompagnant·es d’élèves en Situation de Handicap) se retrouvent dans des difficultés majeures pour assurer la « continuité pédagogique » des élèves en situation de handicap, exigée par le ministère. 

Pour rappel, lors de l’installation du confinement, des AESH ont essuyé les premières dérives en devant se rendre dans leurs établissements pour faire du ménage ou désinfecter les locaux.

 

Conférence sur le Handicap : Mépris et Mensonges

de M. Macron pour les AESH !

 

Mardi 11 février, Emmanuel Macron et son ministre Jean-Michel Blanquer intervenaient pendant la conférence  sur le handicap en précisant le devenir des Accompagnant·es d’Élèves en Situation de Handicap (AESH). Ils se félicitent des contrats précaires de 3 ans, de la continuité de la mutualisation à outrance et du périscolaire en vue d’un travail à temps plein.

 

“Une Nation faite de citoyen·nes à part entière” se targue le président Macron. C’est sans compter les AESH qui, au sortir de cette conférence sur le handicap, se retrouvent toujours aussi méprisé·es, exploité·es, oublié·es !

 

AESH :


Une Retraite de Misère
 

 

 

Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit depuis plus d’un mois, les AESH tiennent à exprimer leur indignation devant un projet qui renforcera leur précarité à vie. 

La prise en compte de l’ensemble de la carrière pour le calcul de la pension, dont les périodes non travaillées, pénalise en particulier les femmes, mais aussi toutes les personnes ayant eu de longues périodes de chômage. Or, 90% des AESH sont des femmes et une grande majorité ayant commencé leur fonction sous forme de contrat aidé sont ipso facto des personnels avec de longues périodes de chômage : leur pension sera donc misérable !

Une nouvelle circulaire sur le cadre de gestion des AESH a été publiée le 6 juin 2019. Celle-ci comprend de maigres avancées (contrats 3 ans, toute petite prise en compte du travail invisible par un calcul du temps de travail sur 41 semaines), mais aussi d’importantes régressions (notamment les Pials).

Le texte officiel de la circulaire

Retrouver ici l'analyse de la circulaire par le collectif national AESH de la CGT Educ'Action : Lire l'analyse ....