Paris, le 31 décembre 2021

 

Situation sanitaire : le gouvernement doit prendre des mesures immédiatement !

 

Le lundi 27 décembre, le Premier ministre et le ministre de la Santé et de la solidarité ont détaillé un ensemble de mesures sanitaires, dans le contexte de la nouvelle vague pandémique et de la propagation du variant Omicron.
Aucune nouvelle mesure ne concerne spécifiquement les écoles et les établissements scolaires. Alors que l’ensemble de la société est concernée par les mesures, et notamment le monde du travail, notre système scolaire apparaît une nouvelle fois comme un angle mort de la politique sanitaire du gouvernement qui préfère instrumentaliser le débat binaire école ouverte/fermées alors qu’aucune de nos organisations syndicales ne demande leur fermeture : nous exigeons la sécurisation des écoles et établissements scolaires afin qu’ils restent ouverts le plus longtemps possible.

 

Salaires : le 27 janvier, l’heure est désormais à la mobilisation de toutes et tous!

 

Personne ne peut ignorer le contexte social et économique, les augmentations des produits de première nécessité, de l’énergie comme de l’alimentation et finalement du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, demandeurs d’emploi et retraités.

Personne n’ignore que seuls les salaires, les pensions et les aides et allocations continuent de stagner ou même de baisser au regard de l’inflation, de décrocher par rapport aux qualifications dans le privé comme dans le public.

 

 

 

 

 AESH : amplifions et massifions la mobilisation pour gagner !

 

La mobilisation des personnels AESH du 19 octobre a été un succès incontestable, démontrant que la colère s’amplifie. Cette journée d’action, largement relayée dans les média, a rassemblé des cortèges imposants partout en France ce qui traduit bel et bien que leur niveau de mobilisation ne faiblit pas. Parce que ces personnels aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes et parce que le ministre reste sourd à leurs revendications, l’intersyndicale FSU, FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation et SNCL appelle de nouveau les personnels AESH à une journée d’action le jeudi 27 janvier 2022.

 

Rentrée 2022 : toujours faire plus avec moins !!

 

Le ministère a présenté ce mercredi 15 décembre les cartes scolaires 1er et 2nd degré pour la rentrée prochaine. Alors que la situation est déjà très largement dégradée dans les écoles et les établissements scolaires (classes surchargées, manque de personnels, recours accru aux personnels précaires, burn-out dans certains services…), le ministre, pour le dernier budget de ce quinquennat, n’a pas ralenti l’allure du démantèlement et de la suppression des moyens en personnels.

Arguant d’une baisse démographique, le ministère va réaliser le triste exploit de ne créer aucun poste dans le 1er degré tout en en supprimant de nouveaux dans le 2nd degré.

Dans sa présentation, le ministère tente pourtant de masquer ce fait en faisant une présentation de sa carte scolaire en moyens d’enseignement et non en postes, intégrant la hausse des décharges de direction du 1er degré, les heures supplémentaires et le passage de la très grande majorité des stagiaires d’un mi-temps à un temps plein d’enseignement.

 

Salaires en berne pour les personnels

de l’Éducation nationale

 

Vers une paupérisation dans la Fonction publique

À l’ouverture de la conférence sur les perspectives salariales dans la Fonction publique, le 21 septembre, le constat est sans appel: en 20 ans, l’écart du traitement public/privé s’est creusé en défaveur du public. C’est un véritable problème en termes d’attractivité. Au cours du mois de décembre, la CGT a quitté cette conférence devant le refus de la ministre de revaloriser la valeur du point d’indice.

Il y a pourtant urgence car l’inflation gagne du terrain et faute d’une telle revalorisation, on assiste à un énorme décrochage des salaires et à une paupérisation des fonctionnaires.

Une perte de pouvoir d’achat au fil des années 

Depuis 2000, les personnels de la Fonction publique ont perdu 18% de pouvoir d’achat. Et depuis 2010 et le gel du point d’indice, c’est 10% de perte.

Il y a donc urgence à stopper cette hémorragie et exiger une autre politique salariale pour les agent·es afin d’être rémunéré·es dignement.


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