Soutien à Kai Terada, contre la répression :

journée d'action le 11 octobre par la grève

et les rassemblements



Dimanche 4 septembre, Kai Terada, co-secrétaire départemental de SUD éducation 92 et enseignant au lycée Jolliot-Curie de Nanterre (92), s’est vu notifier par le rectorat une suspension de 4 mois. Jeudi 22 octobre, au lendemain d'un rassemblement d'ampleur devant le ministère, Kai recevait du rectorat son arrêté d'affectation dans un établissement, rendant effective la "mutation dans l'intérêt du service" dont il fait l'objet.

Il s’agit manifestement d’un nouveau cas de répression anti-syndicale. Les justifications données par le rectorat à sa mutation mentionnent notamment le fait que son militantisme déborde « l’exercice normal d’une activité syndicale ». Et effectivement, Kai est bel et bien un militant syndical actif au niveau local, régional comme national, depuis de nombreuses années : c’est cela qui a motivé l’administration a engager des poursuites contre lui.

 

 

Indemnités REP et REP+ pour les AESH :

un geste ? Non, un dû !

 

À l’ouverture des concertations sur la revalorisation salariale des personnels, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que l’enveloppe budgétaire prévue pour les indemnités REP et REP+ des AEd concernerait également les AESH comme d’autres catégories (AS, Psy-En, conseiller·ères pédagogiques…).

Le ministère anticipe, sans doute, des recours au Conseil d’État qui trancheraient logiquement la question dans le même sens pour les AEd.

Mais c’est aussi une forme de réponse aux nombreuses mobilisations des AESH sur la question salariale.

 

 

APPEL DE LA CGT ÉDUC’ACTION CONTRE LA RÉPRESSION

SYNDICALE DANS LE MONDE DU TRAVAILET L’ÉDUCATION NATIONALE

 

Réunie en Conseil National à Dourdan du 28 au 30 Septembre 2022, la CGT Éduc’action constate que Kai Terada et Frédéric Bianic dans l'Éducation nationale, Anthony Smith à l’inspection du travail, Moussa Gakou dans le secteur de l’énergie, des camarades de la CGT TUI France, de l'Unef Nanterre, de l’UD CGT de l’Allier, des syndicalistes à La Poste (dont Christophe Musslé et Gaël Quirante) …, subissent une répression inacceptable. Celle-ci correspond à un durcissement autoritaire de l’État et du patronat pour maintenir leur domination et leurs profits. L'usage récurrent de la violence par les "forces de l'ordre" dans les manifestations et mobilisations en est un autre exemple.

 

 

LYCÉE PROFESSIONNEL : EN GRÈVE LE 18 OCTOBRE

POUR LE RETRAIT DU PROJET MACRON

 

Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l'apprentissage. C'est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

 

 

Halte à la répression syndicale.
Pour le respect de la liberté syndicale
Kai Terada doit être réintégré sur son poste sans délai !

 

Lors du CTMEN de ce vendredi 23 septembre, Les organisations syndicales FSU, UNSA Éducation, FNEC-FP FO, SGEN CFDT, CGT Éduc’action, SNALC – avec le soutien de Sud Éducation – ont fait une déclaration commune dénonçant avec la plus grande fermeté les pratiques de répression syndicale ou d’atteinte à la liberté syndicale et exigeant l’annulation de la décision de la rectrice de Versailles de muter d’office Kai Terada, professeur de mathématiques au Lycée Joliot-Curie de Nanterre et militant syndical départemental Sud Éducation.

En l’absence de réponse du ministre ou de son cabinet en séance, inacceptable compte-tenu de la gravité en termes de répression syndicale que constitue la mesure prise à son encontre, la FSU, la FNEC FP-FO et la CGT Éduc’action ont quitté le CTMEN.